RECOMMANDATIONS

Un MEC français-anglais

Montréal est de plus en plus polyglotte. Cela est très évident lors des soirées rencontres, genre « University of The Street Cafe ». Le va et viens, entre l’utilisation du français et de l’anglais durant les échanges témoigne de cette réalité. En se promenant d’un organisme communautaire à un autre, soit dans CDN, le Mile-End ou dans Hochelaga-Maisonneuve, on y trouve de la place pour tous. Sur la rue et dans les endroits publics, les gens circulent et utilisent avec aise différentes langues.

Il y a plusieurs autres langues vivantes à Montréal. En ayant une ouverture envers ceux et celles qui utilisent les deux langues (et autres), un tel geste est responsable et inclusif de l’avenir du MEC et donc plus favorable à la diversité.

Aujourd’hui, ou du moins dans un proche avenir, il faut poursuivre avec le cercle existant et travailler à ouvrir un cercle anglophone. Les participants seraient les bienvenus dans les deux et de là un troisième cercle bilingue pourrait surgir.

La formation facilitateur.

Au sein du MEC, je crois important de reconnaître les équivalences de formation et d’expérience. Cela appuierait l’intégration du nouveau participant et le déploiement des ressources du MEC.

Les réunions et/ou se situe le cercle.

Il est impératif de penser à tenir les réunions dans des lieux plus accessibles.

Le site WEB

Un site qui témoignerait de la diversité linguistique et une véritable valorisation de la diversité sont souhaitables et seraient bien reçus. Un site sans prétention dans un vocabulaire plus simple, tout en étant un outil qui renseigne et qui diffuse la mission et les valeurs du MEC

Le partage des connaissances

Il importe plus que jamais de considérer le partage des outils et des connaissances du MEC comme n’étant pas le bien d’un individu ou de quelques individus. Je mentionne cela puisqu’encore récemment, au compte-goutte, je recevais de l’information qui aurait été bénéfique au début du projet. Des trouvailles touchant Cpanel, le site Web et d’autres sur des collaborations antérieures et des documents témoignant de l’histoire du MEC ou de Community Building ou sur la réglementation du MEC.

Je fais mention de cela car peu importe qui continuera au sein du MEC. Ces personnes-là doivent facilement faire équipe et ne pas être dans l’attente de l’ouverture des coffres-forts.

Développement du MEC

Le tout passe par la volonté de faire communauté au sein du MEC. En ce moment il y a une certaine diversité dans le groupe. Voilà un bon point de départ et une réalité permanente. Je crois qu’une transition est requise pour indiquer que le MEC se veut indépendant de courant évangélique ou de théories sociales autres que la sienne. Indépendant ! Ce qui n’indique pas l’impossibilité pour un membre ou le groupe d’être solidaire et porteur d’une autre pensée.

Le MEC au temps du COVID

Il faut y penser. Nous y sommes embarqués dans une longue traversée. Les perturbations sont nombreuses et touchent l’ensemble de l’activité humaine. Les ravages faits sur l’économie mondiale et sur ses modes de production vont se faire sentir sur les générations futures. Les regroupements communautaires n’y échappent pas. Au cours des derniers mois, ils sont nombreux qui ont baissé pavillon et d’autres qui se sont mobilisés, avec une nouvelle énergie et des priorités nouvelles. Tous, ont dû repenser et agir, sur l’urgence de faire communauté et sur les façons de communiquer.

Le besoin de faire communauté est énorme et urgent. Le MEC avec d’autres organismes peuvent-ils saisir le gouvernail de la solidarité et du faire communauté ? Si le MEC décide que la réponse est « oui! » cela est possible avec de nouvelles alliances dans la diversité. À moins d’être une cellule qui se referme sur elle-même, le MEC doit s’émanciper de toute urgence de son fonctionnement habituel et adapter le faire communauté autrement.

Dans le concret, je crois important pour le MEC de tisser une ou deux alliances qui ont des valeurs similaires au MEC. Je crois important de penser à de nouveaux outils dans le but de tisser une communauté.

À titre d’exemple. Depuis quelques mois j’ai eu le privilège de rentrer davantage en relation avec des individus qui vivent en permanence l’isolement, dans que cela soit la cause de la pandémie. Les derniers mois n’ont pas vraiment changé quoique ce soit à leurs vies, puisque les dernières années pour des raisons de santé ou économiques et à cause de fragmentations familiales ou sociales, ils/elles sont seuls. Sur une période couvrant un mois. Disons Arthur ou Monique, a droit à une visite du CLSC, ajoutons quelques mots d’un bénévole livrant un repas ou d’une courte visite d’une nièce bienveillante.

Alors, comment faire communauté avec ces gens isolés ? En témoignant que nous sommes eux et avec eux. En utilisant des outils qui sont simples tels que ZOOM, les échanges de courriel, en animant des sessions divertissantes, avec des appels téléphoniques qui favorisent l’écoute et le partage de soi.

Pour l’instant, mettons de côté cette dimension. Lorsque j’introduis l’aspect alliance ou de tissage pour le MEC, je pense au réseau des maisons pour femmes et au développement de présence structurés dans les pénitenciers ou dans les prisons de la province. Cela demande de s’impliquer auprès des services d’aumônerie ou du Sociaux culturel en Institution.

Mais avant tout cela, il faut y penser sans s’éterniser. Il y a urgence d’agir pour le MEC. Tout comme il existe un énorme besoin en société de faire communauté. Garder le message et l’espoir du MEC vivant nécessite une adaptation et un renouvellement au sein du gouvernail.

Le bonheur comme source de développement. Voilà la phrase qui est la plus importante dans tout ce rapport. L’inertie du MEC (les 5-8 dernières années) a certainement attaqué le degré de satisfaction des membres et de leurs bonheurs au sein de cette communauté. Avant d’aller de l’avant, je crois essentiel de développer le bonheur au sein des membres qui y participent.

Tout autre geste ou autre effort ne serait qu’un déplacement de vent. Avant même le début de ce projet. J’avais demandé si les membres étaient heureux au sein du groupe. Si aujourd’hui nous sommes ici, c’est parce que je crois que cette question n’a jamais été résolue.

Jean-Marc

 

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2022-08-22
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